La classification moléculaire inaugure une nouvelle ère pour le traitement du cancer de l’endomètre avancé et récurrent

Introduction au cancer de l’endomètre

Le cancer de l’endomètre est l’une des tumeurs malignes les plus courantes du système reproducteur féminin, avec une incidence croissante à l’échelle mondiale au cours de la dernière décennie. Il se classe au premier rang des cancers gynécologiques dans les pays développés. Bien que le pronostic des stades précoces soit favorable, le taux de mortalité du cancer de l’endomètre avancé et récurrent reste élevé, posant un défi clinique majeur.

Classification moléculaire : une avancée significative

Les systèmes de classification moléculaire, tels que TCGA et ProMisE, ont identifié quatre sous-types moléculaires distincts : POLE-mutant (POLEmut), déficient en réparation des mésappariements (MMRd), sans profil moléculaire spécifique (NSMP) et anormalité p53 (p53abn). Chacun de ces sous-types présente des comportements biologiques, des schémas de récidive et des réponses au traitement significativement différents. Les stratégies sans chimiothérapie montrent un potentiel pour certains sous-types et offrent de nouvelles voies pour réduire la toxicité.

Défis et perspectives de recherche

Face à des défis tels que l’hétérogénéité tumorale et les mécanismes de résistance aux médicaments, la recherche future devrait se concentrer sur l’optimisation des protocoles de classification moléculaire standardisés, l’exploration de nouvelles thérapies combinées et l’intégration des preuves du monde réel. Un système de traitement personnalisé centré sur la classification moléculaire, qui prend en compte la qualité de vie et l’accessibilité au traitement, est crucial pour la médecine de précision dans le cancer de l’endomètre avancé et récurrent.

Stratégies thérapeutiques pour le cancer de l’endomètre avancé et récurrent

La prise de décision thérapeutique pour le cancer de l’endomètre avancé et récurrent nécessite une considération complète de la biologie tumorale, de l’état fonctionnel du patient et de l’accessibilité aux ressources médicales. Indépendamment de la nécessité d’une intervention chirurgicale, une thérapie systémique combinée, incluant la chimiothérapie, l’immunothérapie et la thérapie ciblée, est nécessaire, avec une administration sélective de la radiothérapie.

Le rôle de la chirurgie

La valeur centrale de la chirurgie pour le cancer de l’endomètre avancé est de maximiser la résection des lésions par une chirurgie tumorale cytoréductrice, créant ainsi des conditions plus favorables pour la thérapie adjuvante ultérieure. La décision de poursuivre la chirurgie pour le cancer de l’endomètre récurrent dépend principalement de la localisation ou de l’étendue de la récidive. De plus, l’étendue et le moment de la chirurgie doivent être individualisés en fonction du sous-type moléculaire du patient et de l’état systémique global.

Radiothérapie et traitement systémique

La radiothérapie est principalement utilisée pour le traitement adjuvant postopératoire, le contrôle des lésions locales et les soins palliatifs chez les patients atteints de cancer de l’endomètre avancé et récurrent. Sa valeur doit être évaluée de manière exhaustive en fonction du sous-type moléculaire du patient, du statut chirurgical résiduel et de la réponse à la thérapie systémique.

Thérapie systémique et thérapies ciblées

La thérapie systémique sert de pierre angulaire à la gestion du cancer de l’endomètre avancé et récurrent. La chimiothérapie forme l’épine dorsale, et les régimes à base de platine restent un choix fondamental. Le développement rapide des thérapies ciblées et des immunothérapies a révolutionné le traitement des maladies avancées et récurrentes. En particulier, la médecine de précision guidée par la classification moléculaire améliore considérablement les résultats des patients.

Conclusion

Le traitement du cancer de l’endomètre avancé et récurrent est entré dans l’ère de la médecine de précision. Les classifications moléculaires et l’immunothérapie ont considérablement amélioré les résultats des patients. Dans la pratique clinique, il est essentiel de respecter les directives de classification moléculaire, de prioriser la sélection des régimes de traitement optimaux et de mettre simultanément l’accent sur la gestion des complications et la qualité de vie. La collaboration interdisciplinaire, le partage international des données et l’engagement des patients sont des forces cruciales qui stimulent les progrès dans ce domaine.

🔗 **Fuente:** https://www.frontiersin.org/journals/oncology/articles/10.3389/fonc.2025.1761159/full